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MADAGASCAR

L’Encyclopédie Hachette décrit la géographie et l’histoire de Madagascar remarquablement bien et nous vous en donnons ci-après un extrait sachant que vous pouvez allez sur leur site.

Extrait de l’Encyclopédie Hachette Multimédia  2002

"Madagascar est un état insulaire de l’océan Indien, situé au sud-est du continent africain au large du Mozambique, entre l’Afrique et les Mascareignes.

S’étendant sur une longueur de 1570 km du nord au sud, et sur une largeur de 575 km d’est en ouest, Madagascar est la quatrième île du monde par la superficie (587.040 km²) après le Groenland, la Nouvelle Guinée et Bornéo.

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

Issue de l’ancien continent du Gondwana, Madagascar s’est séparée de l’Afrique au Crétacé. Son ancienne insularité a donné à sa flore et à sa faune un haut degré d’endémisme. La dissymétrie du relief et l’orientation des alizés déterminent un versant oriental exposé au vent et un versant occidental situé sous le vent.

carmada.jpg (33390 octets)RELIEF

 L’Ile offre des contrastes entre les Hautes Terres centrales et les régions basses périphériques. Les hautes Terres, forment un ensemble morcelé de reliefs volcaniques très divers ; du nord au sud, on rencontre les massifs du Tsaratanana (2886 m), de l’Ankaratra (2643 m) et de l’Andringitra (2658 m).

Ces hautes terres sont séparées de l’océan indien par une étroite plaine côtière. Sur le versant occidental, vers le canal de Mozambique, les deux grands bassins sédimentaires de la Boina au nord, et du Menabe au sud, présentent autour de Mahajanga (lien vers Majunga) et de Morondava de vastes étendues planes dominées par des plateaux calcaires culminant à plus de 900 m.

Au Nord du pays, ses cuvettes et ses plaines débouchant sur des deltas alluviaux, sa complexité s’oppose à la relative uniformité de la pointe méridionale de l’île. Adossée à l’est sur le « rebord manambien » cette dernière est essentiellement constituée d’une pénéplaine dont l’altitude varie entre 150 et 500 m.

Les principaux cours d’eau sont, du nord vers le sud, la Sofia, la Betsiboka, le Mangoky, l’Onilahy et la Linta, tributaires du canal de Mozambique, et le Mangoro et la Mananara, qui se jettent dans l’Océan Indien.

CLIMAT

… La dissymétrie du relief et l’étirement en latitude déterminent plusieurs régions climatiques. La façade orientale de l’île, soumise aux alizés du sud-est, reçoit de fortes précipitations (plus de 2000 mm) et connaît des températures élevées atteignant au nord 27°C. Avec une saison sèche de quatre mois, le climat des Hautes Terres centrales est influencé par l’altitude avec une diminution des pluies (1200 à 1800 mm) et des températures  (16 à 17°). En hiver, les températures sont la nuit souvent proches de 0°. Le versant occidental est peu arrosé (moins de 800 mm), à l’exception du Sambirano, avec une saison sèche de plus en plus marquée du nord vers le sud. Enfin, avec un climat semi-aride, le sud et le sud-ouest de l’île reçoivent moins de 500 mm de pluie par an.

FAUNE ET FLORE

La diversité des reliefs et des climats favorise le développement d’une flore exceptionnelle par sa variété, sa beauté et son originalité. Sur le versant oriental, la forêt tropicale (10% du territoire), vestige du couvert forestier originel de l’île a fait place à une forêt  secondaire (savoka) dégradée. Les hautes terres centrales autrefois boisées portent une prairie, le bozaka, maigre pacage pour les bœufs. La brousse épineuse couvre le sud-ouest du pays . Les milieux naturels abritent encore des espèces et des genres rares, comme certains serpents non venimeux, des lémuriens ou des insectivores, tel le tenrec.

D’anciennes forêts denses ont subsisté à l’Est  dans le Sambirano. Les régions calcaires portent une forêt dense caducifoliée. Les forêts littorales à cycas et pandanus abritent des peuplements homogènes de palmiers raphias et de mangroves. Au sud-ouest et au sud le bush présente une végétation diffuse avec ses euphorbes, son arbre-pieuvre et un ensemble de plantes singulièrement xérophiles.

L’action anthropique a considérablement réduit la richesse et la variété de la faune et de la flore : un hippopotame nain, des tortues géantes et de nombreux lémuriens ont disparu. Toutefois, les milieux naturels abritent toujours des espèces et des genres uniques au monde, tels le aye-aye et de nombreuses variétés d’iguanes et de batraciens.

POPULATION

Les Malgaches ont une origine complexe : avant les apports africain, arabe et européen, Madagascar reçut, il y a vingt-cinq siècles, ses premiers habitants, des Austronésiens. Par la suite, des immigrants indonésiens (Malacca) et bantous venus d’Afrique  subéquatoriale se seraient intégrés à ces Proto-Malgaches. La dissémination d’une population peu nombreuse dans ce vaste espace entraîna la formation d’isolats démographiques indûment assimilés à des « tribus » ….

Sur les hauts Plateaux vivent les Betsiléos et les Merinas, anciennement dénommés Hovas, les Sakalavas et les Mahafalys dominent dans les plaines de l’Ouest et du Sud-Ouest, les Antemoros, les Antaisakas et les Tanalas peuplent la côte et la forêt du Sud-Est, tandis que les Betsimisarakas dominent sur la côte orientale. Le Nord de Madagascar est principalement  peuplé par les Tsimihetys. Dans les régions semi-arides du sud on trouve les Antandroys et les Baras.

Les Comoriens représentent 0,3% de la population globale, les Indiens et les Pakistanais 0,2%, les autres populations (Européens, Chinois, etc…) 0,6%.

La population est estimée à 14,9 millions d’habitants (en 2000) . La capitale, Antananarivo (1,5 million d’habitants ; agglomération 3,4 millions d’habitants) est de loin la ville la plus importante. Toamasina compte 160.000 habitants et Mahajanga 130.000 habitants.

Les langues officielles sont le malgache et le français. Les chrétiens sont les plus nombreux (51% de la population) suivis par les adeptes des religions traditionnelles  (47%), les musulmans sont 1,7 %. 

LA GRANDEUR MALGACHE

Au XVIIe siècle, les souverains sakalavas s’emparèrent de toute la côte Ouest et établirent deux royaumes : le Menabé autour de Morondava et le Boina autour de Mahajanga. A la fin du XVIIIe et surtout au XIXe siècle, ils furent broyés par une autre dynastie, à son tour en pleine expansion, celle des Merinas.

Vers 1785 commença le règne d'Andrianampoinimerina ("le Seigneur cher au cœur de l'Imerina") qui s'employa à réunifier l'Imerina.  A sa mort en 1810, son fils Radama 1er acheva son œuvre. A la mort de ce dernier, en 1828, son épouse Ranavalona 1ère lui succéda. Madagascar s'isola et se replia. En 1861 le pouvoir revint à son fils Radama II sous le règne duquel le désordre et la confusion s'installèrent et en 1863 il fut étranglé sur l'ordre du vieux parti hova.

A partir de cette date  le pouvoir fut en réalité détenu par le Premier Ministre Rainilaiarivony, un Hova qui épousa successivement trois reines (Rasoherina, veuve et cousine de Radama II, puis sa cousine Ranavalona II, et enfin Ranavalona III) et demeura à la tête du pays pendant plus de 30 ans. Il entreprit des réformes prudentes, réorganisa la justice et l'administration, acheva la constitution de l'état, encouragea la formation d'une élite européanisée et abolit l'esclavage. … Par un traité signé en 1890 avec le Royaume Uni, la France avait abandonné ses prétentions sur Zanzibar en échange de la reconnaissance de ses droits sur Madagascar. En 1895, sur le navire amiral d'un corps expéditionnaire français, ancré en rade de Tamatave, Rainilaiarivony fut donc contraint de signer avec la France un traité ambigu : les Merinas pensaient qu'il s'agissait d'un simple accord d'amitié, mais les français considérèrent qu'il s'agissait d'un traité de protectorat. L'état de guerre fut notifié et, en 1895, le général Duchesne fut chargé d'improviser l'autorité française. Un corps expéditionnaire de 15.000 hommes prit Antananarivo, la capitale Merina, et obligea Rainilaiarivony à reconnaître son autorité, avant d'être déporté à Alger. … L'insurrection populaire des Menalambos (toges rouges) éclata la même année.

LA COLONISATION FRANCAISE

En 1896, le parlement français déclara l'annexion de Madagascar, décrétée colonie française. Le général Gallieni fut envoyé d'urgence pour prendre le commandement civil et militaire de l'île et mater l'insurrection. Il réprima les révoltes, déposa et exila la reine Ranavalona III à la Réunion, puis à Alger et abolit la monarchie. ….. Au début de la seconde guerre mondiale l'administration coloniale demeura fidèle au gouvernement de Vichy. En 1942, les britanniques débarquèrent à Diégo Suarez et occupèrent l'île, que sur l'insistance du Général de Gaulle, ils acceptèrent finalement de remettre à la France libre. … En mars 1947, un soulèvement populaire (insurrection de Menalambos) éclata dans l'île.  La répression fut impitoyable : elle aurait fait 80.000 à  100.000 morts. En 1956 la loi-cadre instaura le suffrage universel. Un gouvernement autonome fut constitué sous la présidence de Philibert Tsiranana, fondateur du Parti Social Démocrate ( PSD) . Le 26 juin 1960, la Grande île accéda à l'indépendance.

En mai 1972, débordé, Philibert Tsiranana remit ses pouvoirs  au Chef d'état major de l'armée, le général Gabriel Ramanantsoa qui démissionna en 1975  au profit du colonel Ratsimandrava. Ce dernier fut assassiné quelques jours plus tard. Le capitaine de frégate Didier Ratsiraka, fut nommé Président du Conseil suprême de la révolution et chef de l'état. En décembre 1975, le peuple malgache approuva par référendum la constitution de la 2e République, instituant la République Démocratique de Madagascar…..

En 1992, une nouvelle constitution fut approuvée par référendum, donnant naissance à la IIIe République. En février 1993 l'élection présidentielle porta au pouvoir le candidat des "Forces Vives", Albert Zafy. Mais l'assemblé destitua Zafy en septembre 1996, et Didier Ratsiraka revint au pouvoir à la faveur de l'élection présidentielle de décembre. ….

L'élection présidentielle organisée en décembre 2001 et opposant le président sortant à Marc Ravalomanana, maire d'Antananarivo, a été l'objet de vives tensions dans la capitale malgache après que Didier Ratsiraka eut refusé d'admettre la victoire de son adversaire. Considérant sa victoire acquise dès le premier tour Ravalomanana s'est autoproclamé Président, le 22 février 2002.